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Stratégie pour apprendre thaï

Parler Thaï : Comment m’organiser ?

La dernière fois, je me suis livré à 100% sur le “Pourquoi” je veux apprendre le thaï… Du coup, tu dois deviner le sujet du jour.

Non ?

Je vais tout simplement te parler du “Comment” je souhaite m’y prendre !

Soyons honnête, je pars un peu à l’aventure car je suis plutôt du genre à improviser.

Dans le dernier article, je t’avouais honteusement que je suis quelqu’un d’efficace quand j’agis dans l’urgence. Et aujourd’hui, je te dis que je ne planifie rien.Tu dois donc te demander comment je fais pour mener à bien mes projets. Rassure-toi, de temps en temps, j’y arrive. En fait, mes 2 défauts se complètent plutôt bien.

Étant donné que je fonctionne un peu à la dernière minute, faire un rétro-planning complexe sur 12 mois n’a aucun sens. Je suis sûr de ne jamais le tenir. Parce qu’à 2 jours de l’échéance, je serai encore capable de me dire : “Tout va bien, j’ai encore le temps”.

Du coup, je me fixe des objectifs hebdomadaires et crois-le ou pas, ça fonctionne du tonnerre… enfin, pour moi ! Ça n’est pas forcément ce qui te conviendrait le mieux. Les Gourous de la productivité m’ont toujours fait éclater de rire avec leurs conseils universels. Tu vois de qui je parle ? Tu sais ceux qui te disent que pour réussir, il faut se lever à 5h du matin, méditer, visualiser sa réussite etc…

Bien sûr, dans tout ça, pas tout n’est à jeter à la poubelle. Comme toujours, il y en à prendre et à laisser. Chaque caractère, chaque individu doit trouver sa voie (petit scarabée).

Bon, on va revenir à nos moutons. Car le sujet du jour n’est pas “10 techniques de Ninja pour être plus productif” mais bien : “Comment je vais faire pour apprendre le Thaï en 7 mois ?”

Mes Contraintes Personnelles

Avant de commencer, il faut que tu comprennes dans quel emploi du temps s’inscrit ma volonté d’apprendre le thaï. Sans ça, tu ne pourras pas forcément comprendre mes choix dans les méthodes et outils utilisés.

J’ai 35 ans et j’exerce une activité professionnelle prenante, très prenante même. J’occupe un poste à reponsabiltés pendant la moitié de mes journées. Quand je te dis la moitié de mes journées, j’exagère à peine. Je bosse entre 10 et 12 heures par jour. Tu dois te dire : “Ce mec est un taré”. Laisse -moi quand même te préciser que quand on aime son boulot, on ne compte pas 🙂

C’est tout le bien que je te souhaite dans ta vie pro : Trouver un job dans lequel tu t’épanouis.

Bref, c’est mon cas et j’en suis très heureux. Seulement voilà, j’ai pour habitude d’arriver très tôt et de repartir en même temps que tout le monde.

C’est bien, je suis heureux mais un tel emploi du temps n’est pas l’idéal pour se lancer dans mon projet actuel.

Car en plus, saches que j’ai 45 min de route entre mon job et chez moi. Ce qui fait 1h30 de conduite par jour. Ce n’est pas très écolo tout ça… je sais et je me fouette avec des orties fraîches tous les matins.

Donc 10 à 12 heures de boulot et 1h30 de route, il ne me reste plus qu’en moyenne 11 heures de disponibles.

Et le truc incroyable, c’est que je suis comme tout le monde… je dors ! Là, je suis intransigeant : 7 heures par nuit. Si je raccourcis cette durée, je suis un zombie le lendemain.

Bon tu vois mon dilemne ?

Ma vie est déjà bien remplie !

Je n’ai pas d’enfants mais j’ai une femme que j’aime et une vie sociale. Je ne compte donc pas passer tous mes week-ends enfermé chez moi à étudier le Thaï pendant des heures.

Voilà, pour mes contraintes. Tu en as surement d’autres. Mais si avec mon emploi du temps, j’arrive à apprendre à parler couramment, tout le monde peut le faire.

On va maintenant passer à comment je compte m’y prendre.

Mon Temps de Cerveau Disponible

On est tous pareils. On croit toujours que nos journées sont pleines. Rajouter un truc en plus ? Impossible !

Pourtant, si tu analyses ta vie en détail, tu te rends compte qu’elle est aussi composée de nombreux temps morts. Tu sais, tous ces moments où tu fais des trucs machinalement, des trucs qui ne nécessitent aucune habileté cognitive. En gros, je parle de ces moments où tu mets ton cerveau sur “OFF”.

Dans le cerveau d'Homer
Je ne suis jamais seul là-dedans !

On va donc détailler tous les temps morts récurrents présents dans mon quotidien.

Comme je te le disais, je fais 1h30 de route chaque jour ! S’il y a un moment qui ne sert à rien, c’est bien celui-là. Alors ok, il faut quand même être concentré sur la route.. mais tous les jours le même trajet et on a le cerveau qui vagabonde. Des fois, j’allume le contact au boulot et une fois arrivé chez moi, je suis incapable de te dire ce qu’il s’est passé sur la route. (J’espère n’avoir écrasé personne quand même !). Du coup, clairement, il faut que je mette à profit ces trajets pour apprendre l’oral.

J’imagine, que ça marche tout aussi bien si tu utilises les transports en commun.

1h30 par jour consacré à mon projet, c’est pas dégueulasse ! Moi qui cherchait du temps libre, là c’est un bon début !

Ensuite, les moments de ménage, repassage, vaisselle… sont parfaits pour écouter des leçons de thaï. Bon, je ne suis pas une vrai fée du logis donc je ne vais pas dégager beaucoup de temps par semaine mais je dois le garder en tête. Chaque moment creux doit être dévoué à mon projet !

Si on fait le cumul, ça donne quoi ?

1h30 par jour de voiture
1h par semaine d’entretien de la maison

8h30 par semaine. C’est correct mais est-ce suffisant ?

Mon Temps Libre

Très vite, je me suis rendu compte de 2 choses :

  • J’utilise mes temps morts surtout pour écouter des leçons. Mais j’ai plutôt une mémoire visuelle. Là, ça coince. Si je mise tout sur des leçons audio, je risque d’aller au casse-pipe.
  • Je n’arrive pas à être concentré pendant 1h30 durant mes trajets. Et oui, après une journée de boulot, j’ai le cerveau qui chauffe et parfois je zappe une leçon ou bien je l’écoute sans rien retenir.

Le constat est sans partage. On part toujours avec pleins d’idéaux et on se prend la réalité en pleine poire.

Du coup, au bout de 2 semaines, j’ai décidé de consacrer du temps libre à mon apprentissage. Et oui, pas d’autre choix que de rogner sur mes repos.

J’ai donc décidé de bosser 1h le soir en rentrant chez moi. 30 minutes d’écrit et 30 minutes d’oral mais avec un support écrit. Et c’est là, clairement, que je fais le plus de progrès. Par contre, pour ne pas transformer mon apprentissage en torture, je me suis imposé une chose : ma leçon doit finir avant 19h45. C’est à dire que si je rentre à 19h, je ne peux faire “que” 45 min de Thaï. Si je rentre après 19h45 (ce qui est exceptionnel) : pas de leçon du tout.

Ça, c’est pour la semaine mais qu’en est-il du week-end ? Les samedi et dimanche matin, soyons clair : je bulle, me repose, flemmarde…

Panthère Rose bourrée
Le week-end ? Je vois la vie en rose !

Appelle-ça comme tu veux mais c’est clairement du temps perdu. Alors il faut se reposer mais peut-être pas autant non ? Du coup, je me suis imposé 1h par matinée sur ces 2 jours. Et ce doit être un minimum !

Alors, souvent j’en reste à 1h. Après, je prépare mes quelques posts Facebook et Instagram de la semaine, j’écris un peu pour le blog… Voilà, faut que ça reste du plaisir quand même. Dans 7 mois, je veux pouvoir parler thaï, pas être dégoûté de la langue. Et puis là, c’est que le début. je suis persuadé que plus je vais maîtriser la langue, plus je vais l’utiliser facilement et donc plus je vais apprendre sans m’en rendre compte.

Je suis sûr que le plus difficile est au début. (Du moins, je l’espère !)

Donc pour le moment, je dédie 7h par semaine de mon temps libre au Thaï. Si on rajoute les 8h30 de temps morts, on arrive à 15h30 de leçons par semaine.

Alors, cela fait 1 mois que j’ai commencé environ et j’en suis loin. Je suis en réalité plutôt autour des 10h / semaine. Et oui, les trajets retour à la maison sont parfois difficiles. Mais là où je suis content, c’est que les leçons du soir fonctionnent vraiment bien. Je n’ai aucun mal à m’y mettre et ce sont les moments les plus efficaces !

Mes Outils (loin d’être magiques)

Cela fait un mois que j’ai démarré. 10h / semaine en moyenne. Je t’ai présenté le temps que je consacrais à mon projet mais il manque un truc non ?

Et oui, je ne t’ai pas parlé de mes supports pour apprendre.

Alors là, je démarre. Donc je n’ai pas acheté, utilisé, testé tout un arsenal de méthodes complexes et originales. Ça viendra peut-être avec le temps et je suis sûr que je te les présenterai en détail.

Aujourd’hui, je souhaite te faire un rapide topo sur ce que j’ai utilisé au cours de mon 1er mois d’apprentissage.

Tout d’abord, un grosse partie de mon apprentissage c’est basé sur la méthode complète créée par Assimil. Assimil est connue pour faire des méthodes de qualité et je me suis laissé tenté. Clairement, je ne suis pas déçu car avec le livre + 2 CD + 1 clé USB, je m’en sers autant dans mes leçons chez moi qu’en voiture. J’en suis très content mais attention, elle n’est pas faite pour apprendre à écrire.

Pour l’écrit, je me suis dirigé vers des livres pour enfants Thaïs. Chaque page détaille une lettre et je dois remplir une page entière. C’est pas mal.

Premier Bilan

Au bout d’un mois, je pense pouvoir faire un premier bilan.

Rien qu’avec ces 2 outils, j’ai bien avancé. Mais je me suis aussi rendu compte que je ne parlerai jamais couramment rien qu’avec ça. Du coup, je doit trouver une autre corde à mon arc, changer mon fusil d’épaule… et autres expressions bien pourries !

Du coup, je me penche sur du contenu de spécialistes d’apprentissage des langues pour trouver des méthodes encore plus efficaces. J’adore bouqiner et je viens de me lancer dans la lecture de “Fluent in 3 months” de Benny Lewys, un serial appreneur de langues. En gros, je souhaite prendre des raccourcis et vu que j’ai pas trop d’idées, je vais les piocher chez les autres. Je t’écrirai surement un article sur ce livre s’il est intéressant.

J’ai aussi découvert la chaîne Youtube de Pierre : “Le Monde des Langues” qui donne des conseils pour bien apprendre une langue et éviter certaines erreurs classiques… bon, je ne suis pas trop un fan de Youtube et je ne passe pas des heures devant mais cette chaîne est pas mal. Ça peut t’intéresser.

Dernier point : je cherchais à écouter/entendre du thaï plus souvent (je te rappelle que je mène mon projet depuis la France). Je suis en train de tester Netflix (les 30 premiers jours sont gratuits) et bien, figure-toi qu’il y a pas mal de contenus thaïs sous-titrés. Alors pour l’instant, je n’ai pas le niveau pour me passer des sous-titres mais je compte bien garder mon abonnement. C’est peut-être mon seul moyen d’écouter du contenu Thaï de qualité.

Si tu as d’autres outils je suis preneur. Partage-les dans les commentaires en dessous !

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